23 novembre 2018  - Digital Learning
Conseil

Présentiel contre digital : un faux débat ?

La peur est classique désormais. Lorsque le digital s’empare d’un nouveau secteur, celui-ci est voué à être bouleversé de fond en comble et les activités traditionnelles à disparaître.

Le secteur de la musique en est un bon exemple dont le modèle économique a été refondu de fond en comble. Il en est de même de la presse, des médias, du cinéma…

Ainsi, dans le cas de la formation professionnelle l’arrivée du digital learning, son renforcement récent, serait la nouvelle apocalypse, la nouvelle peste qui viendrait anéantir les bons vieux stages de formation présentiels, lieux d’échanges féconds et de véritable apprentissage. Si l’on suit les contempteurs du digital son tableau de chasse est complet :

  • Il fait disparaître le métier de formateur
  • Il menace les organismes de formation
  • Il supprime l’humain de l’éducation et de l’apprentissage

Cette hécatombe n’aurait qu’un effet la baisse de qualité de la formation qui ne saurait se passer d’échanges réels et d’un formateur en chair et en os.

Le digital n’est pas là pour remplacer

Comme toute peur, celle-ci comporte une grande part d’irrationnel répondent les avocats du camp adverse.

Le digital n’est pas là pour remplacer, pour faire disparaître. Il constitue une évolution, une transformation de la formation. Il ne s’agit de faire un choix entre le tout ou rien. Le bon équilibre se trouve dans le blended learning et la classe inversée.

C’est en articulant intelligemment le digital et le présentiel que l’on arrive à des formations efficaces. Le digital permet de former tout le monde aux aspects les plus théoriques, à son rythme. Le présentiel lui est consacré aux problèmes concrets pratiques, dans un dialogue fécond entre le formateur, le coach et les stagiaires. A bas la révolution digitale, vive la transformation digitale !

Le digital learning parfois incontournable

Pourtant.

Pourtant, le digital learning sans présentiel aligne des arguments solides et constitue une réalité que l’on ne peut nier et qui ne se résume pas au blended learning.

Premier intérêt, l’intérêt économique.

Substituer aux coûts répétés de déplacement de logistique, de formateurs, un seul coût d’investissement permet de multiplier les formations.

Deuxième argument, la réactivité.

Il est indispensable aujourd’hui pour la formation d’accompagner un changement pas toujours facile à anticiper longtemps en avance.

Il faut non seulement accompagner ce changement au plus près mais en plus en touchant l’ensemble de la population de collaborateurs concernés.

Le présentiel est lent, inscrit dans le temps.

Le digital est réactif, facile à diffuser en nombre, dans l’instant.

Ce deuxième argument est renforcé par un troisième argument fort : la transformation digitale des activités impacte en profondeur les métiers, les filières, les compétences. Il est du devoir de l’entreprise d’être en mesure de former ses salariés pour les accompagner dans ces transformations.

À propos de l'auteur

Loïc Le Gac

Learning Experience Designer

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