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Qu’est-ce que le neurolearning ?

Le Neurolearning, est la prise en compte des connaissances acquises sur le fonctionnement du cerveau par l’intermédiaire des neurosciences et des sciences cognitives dans la formation et l’éducation. Une fois cette définition posée, les questions restent nombreuses et ouvertes : quelles sont ces connaissances ? Lesquelles prendre en compte ? A quelle condition ?

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Cette célèbre citation de Blaise Pascal s’applique particulièrement en la matière. Il est effectivement dangereux, parfois stupide, d’appliquer ce que l’on croît être une « vérité scientifique » à notre pratique quotidienne. Il n’y a pas si longtemps, sur la base des travaux de spécialistes des sciences cognitives, l’école a appliqué la méthode globale à l’enseignement de la lecture avec les résultats que l’on sait.

Il est toujours bon de rappeler ce qu’est un résultat ou une connaissance scientifique. C’est avant tout une incertitude ! La mécanique newtonienne que nous avons tous apprise à l’école est largement remise en cause par la théorie de la relativité générale d’Einstein, et encore plus par la mécanique quantique. La science ne fait que nous proposer des principes, des règles de fonctionnement du réel, vérifiés par l’expérience, et appelle à être démentie demain par de nouvelles expériences. Les seules vérités générales et permanentes sont les croyances.

Le Neurolearning : définition et application

Faire du neurolearning c’est donc prendre en compte les connaissances actuelles sur les mécanismes d’apprentissage dans le cerveau et s’interroger sur leur possible application au cas pédagogique qui nous est soumis.

Une des références en France pour ses travaux de recherche sur ce sujet est Stanislas Dehaene, le tout nouveau président du Conseil Scientifique placé au côté du Ministre de l’Education. Dans une conférence au Collège de France il expliquait les 4 principes fondamentaux de l’apprentissage dans le cerveau qui à son sens devait être connu de tout pédagogue. Dans le même temps, il insistait fortement sur les précautions à prendre quant à leur application et sur la liberté et l’autonomie du pédagogue. Et la prudence est de rigueur, on trouve, notamment, de nombreuses bêtises sur Internet, soi-disant issues des neurosciences.

 

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Les quatre grands enseignements que l’on peut tirer des recherches actuelles

  • Premier enseignement : lorsque nous sommes en phase d’apprentissage nous utilisons notre cortex préfrontal et des raisonnements conscients. Or, ses ressources ne sont pas illimitées et la condition d’une acquisition est notre capacité d’attention. Il faut donc accompagner l’attention de l’apprenant, l’aider à concentrer son attention sur ce qui est important, à se maintenir en alerte, sans le distraire en multipliant les tâches à réaliser ou en le surchargeant d’informations.
  • Deuxième enseignement : le test est un élément de l’apprentissage. Le cerveau a besoin, pour focaliser son attention de savoir ce qu’il ne sait pas. Il est donc essentiel d’alterner régulièrement test et étude, acquisition. Le test a pour but d’aider l’apprenant à savoir où il en est et non de l’évaluer.
  • Troisième grand pilier : l’importance d’un retour immédiat. Notre cerveau procède par modèle prédictif dont il teste la réalité. C’est l’erreur, la surprise dans la mise en oeuvre de ces modèles qui va déclencher le mécanisme de l’apprentissage. C’est effectivement en se trompant que l’on apprend. Il faut donc voir l’erreur, la surprise comme des ingrédients qui facilitent l’acquisition de connaissances.
  • Quatrième et dernier grand principe : la nécessité du temps de la consolidation. Sans même faire de répétition, de révision, nous consolidons naturellement nos connaissances dans notre sommeil. La formation idéale alterne formation, test, et sommeil. Il est donc plus efficace de répéter des séances concentrées et brèves d’apprentissage dans le temps.

Pour aller plus loin :

Ce que le neurolearning révèle sur l’apprenant

En définitive les neurosciences actuelles, le neurolearning, dressent de l’apprenant le portrait d’un individu qui a besoin de se tromper, d’être surpris, d’être mobilisé, de se tester, de savoir ce qu’il ne sait pas et enfin d’alterner formation et non-formation.

Il y a donc une vraie convergence entre une partie de ce qui s’élabore dans le digital learning et ce que nous commençons à savoir scientifiquement sur les mécanismes d’apprentissage de notre cerveau.

 

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