18 avril 2016  - Digital Learning
Communication

Revue de presse #2 : le digital learning à tâtons


Titre : « Comment Emmaüs Connect travaille à l’indispensable  » insertion numérique des plus précaires »
Source : L’Usine Digitale
Date : 11 janvier 2016
Auteur(e) : Emmanuelle Delsol

Emmaüs Connect accompagne les plus précaires vers le numérique. Une démarche devenue essentielle pour l’insertion dans le travail et l’accès à de meilleures conditions de vie. Un cinquième des Français se sentirait encore en difficulté face au numérique, selon l’association. De plus en plus de services publics ne seront désormais plus accessibles qu’en ligne. C’est déjà le cas de l’inscription à Pôle emploi, et bientôt les déclarations de revenus et du RSA… Depuis 2013, l’association réalise sur le terrain des « diagnostics télécoms » : un outil d’évaluation des compétences, de l’équipement, du budget consacré au numérique ainsi que des attentes et des intérêts pour le sujet des personnes concernées.

Enfin, dernier axe de développement et véritable défi pour 2016, Emmaüs Connect a décidé de développer ses propres services numériques dans le cadre d’une nouvelle association qui sera créée en février 2016. Il s’agira dans un premier temps de deux plateformes : une pour l’emploi des jeunes et une pour l’acquisition de compétences de base en e-learning pour les bénéficiaires du RSA.


Titre : « Eléa, la nouvelle plateforme d’éducation numérique »
Source : Idbooxs.com
Date : 12 janvier 2016
Auteur(e) : Elizabeth Sutton

La plateforme Eléa vient d’ouvrir, elle est destinée à l’e-éducation. L’objectif est d’apporter des outils pour enseigner et apprendre avec le numérique. Proposée par l’académie de Versailles, elle permet aux enseignants de créer des parcours pédagogiques scénarisés pour les élèves et de mettre en œuvre certains principes de l’éducation numérique comme la pédagogie différenciée ou la pédagogie inversée par exemple. Cette plateforme web est portée par plusieurs enseignants pionniers, mais chacun peut y contribuer. Le support éducatif s’appuie notamment sur les serious games avec des carte de progression, des défis, l’obtention de récompenses ou de badges.


Titre : « Ils ont mis en place une plateforme de e-learning »
Source : letudiant.fr
Date : 12 janvier 2016
Auteur(e) : Isabelle Maradan

“Combler les lacunes des jeunes adultes défavorisés qui n’ont pas les prérequis pour trouver un emploi, comme le raisonnement logique, la capacité à exprimer une idée, la persévérance ou la confiance en soi.” Ludovic, 28 ans, résume ainsi l’objectif de Y Generation Education, co-fondée avec Clémence et Loïs, 28 ans également. La plateforme de e-learning Y Generation Education existe depuis deux ans en anglais et en portugais. Elle devrait se déployer en français d’ici au mois de mars 2016. Elle repose sur trois piliers : l’intelligence artificielle, l’apprentissage entre pairs et le coaching personnel. Il s’agit de proposer, d’une part, des méthodes aux entreprises, d’autre part, des formations aux demandeurs d’emploi. En 2015, Y Generation Education a levé 500.000 € de fonds et gagné 200.000 € en étant sélectionnée au Google Impact Challenge.


Titre : « Toujours les MOOC »
Source : Blog EducPro.fr
Date : 17 janvier 2016
Auteur(e) : Yves Epelboin

Aux Etats-Unis les MOOC sont d’abord employés en tant que cours en ligne internes aux établissements, autrement dit des SPOC. Pour la plupart des universités américaines, ceux-ci sont le plus souvent un autre usage d’un cours pensé d’abord à usage interne. Lorsqu’une institution peut s’offrir le développement d’un cours en ligne, son utilisation comme MOOC, ouvert au public, ne coûte pas grand chose et sert de vecteur de communication à bon compte : encore faut-il pouvoir se l’offrir. Ce n’est pas avec le budget serré des universités aujourd’hui qu’on peut voir des signes encourageants d’une évolution rapide en ce sens.

TU Delft aux Pays-Bas, ETH Zürich en Suisse, ANU en Australie, Boston U. aux Etats-Unis, University of Queensland et University of British Columbia au Canada ont décidé de mettre leurs efforts en commun et d’intégrer dans leurs cursus les MOOC de leurs partenaires. Les étudiants du consortium pourront donc suivre des MOOCs, parmi un ensemble sélectionné de 200 environ aujourd’hui, et porter au crédit de leur formation des ECTS correspondants. Tous les MOOC construits par ces différentes universités ne seront pas forcément retenus par le consortium. Leur qualité, le nombre d’ECTS qu’ils représentent, devront être agréés par tous. C’est une très bonne nouvelle en ce sens qu’elle montre qu’il est possible d’allier une ouverture vers d’autres universités et que de nouvelles formes d’apprentissage peuvent s’imaginer en conservant les garanties de qualité que seules les institutions spécialisées agrées que sont les écoles et universités peuvent fournir. Les MOOC seraient-ils une des voies de sauvegarde de nos universités ?


Titre : « Apprendre à distance : une solution pour tous ? »
Source : Leparisien.fr
Date : 18 janvier 2016
Auteur(e) : C.L

Jusqu’à quel point peut-on se former à distance ? Cours vidéo, activités pédagogiques en ligne, e-training, e-tutorat, vidéo enrichie ou encore serious game (jeu vidéo pédagogique), l’apprenant dispose aujourd’hui de nombreuses ressources ludiques et interactives. Il se forme via Internet, par le biais de vidéos, et teste ses compétences grâce à des quiz.

L’autre point fort de l’e-learning est son hyper-adaptabilité. Olivier Faron, administrateur général du Cnam, explique ainsi que la formation en ligne permet de « construire un projet adapté à une personne à un temps T ». L’apprenant peut progresser à son rythme en choisissant la durée de sa formation et en fonction de son temps disponible. Libre à lui de choisir les moments où il va étudier, le soir après le travail ou les week-ends. Si tout est possible, est-ce suffisant pour réussir à bien se former ? 

Seul face à son écran, l’utilisateur peut parfois lâcher la formation en cours. Si le tout digital permet l’échange n’importe où et n’importe quand, il peut créer un sentiment de solitude qui fait chuter la motivation. Olivier Faron et Pierre-Édouard Schmitt, directeur de l’IESA Multimédia, font le même constat : de nombreux abandons se produisent dans les formations en ligne. Ainsi, la proportion de candidats qui finissent les MOOC est faible. Pour Olivier Faron, « le tout à distance se heurte à différents principes comme le rôle des enseignants en tant que transmetteurs de savoirs et la force de l’effet de groupe ». De plus, les cours en présentiel se révèlent indispensables dans le cadre de formations spécifiques. « Pour apprendre l’arabe, rien ne vaut des séances en petits groupes, où l’étudiant va pouvoir s’exercer face à un professeur motivé qui va le faire progresser. » La solution ? Proposer des formules de formation hybride, ou blended, qui allient virtuel et présentiel. Le Cnam a ainsi intégré du présentiel à ses formations à distance. De son coté, IONISx, plateforme de formation en ligne, propose des workshops collaboratifs : ce sont des ateliers en groupe durant lesquels une problématique est abordée et où les apprenants échangent en chair et en os !

À propos de l'auteur

Loïc Le Gac

Learning Experience Designer

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